Hier soir on a mangé dans un restau chinois. Enfin chinois pour la déco, car en salle et cuisine y´a pas un seul bridé. En fait ce qui motive la narration de ce repas c´est qu´on a eu droit à de la viande en sauce, et tout était dans la sauce! Fushia fluo, gélatineuse, goût fraise tagada... arrosé de Inca Kola aux aromes Haribo, un must culinaire!
Ce matin on rejoint le port de Pisco pour embarquer aux iles Ballestos. Petite embarcation remplie de Français et de Québécois, le guide parle français. Merveille de l´organisation péruvienne regroupant les visiteurs par idiomes.
Autre merveille de l´organisation locale: l´art de créer des emplois (ce dont on ne peut que se réjouir en ces temps de libéralisme mondialisé).
Voila comment ça marche: pour réserver l´excursion, il faut passer par une agence; mais celle-ci dépêche un "commercial" direct à la guest house (2 emplois). Ensuite on s´acquitte d´une taxe portuaire auprès d´un préposé (1 emploi) qui sera contrôlé à l´embarcadère (1 emploi). Sous nos contrées optimisant le travail, tout cela serait assuré par un(e) guichetier(e) unique assurant promotion du voyage, vente du ticket et perception des taxes; et pas sûr que ca coûte moins cher in fine.....
Ici, c´est partout comme ça: au restau, en boutique, dans les bus, les monuments....
J´en
reviens à l´excursion. A peine sortis du port, 2 dauphins caracolent autour de
la barque. On file ensuite au large sur l´océan plat comme une limande (ça
change d´hier au soir). Arrêt à l´extrémité de la péninsule pour admirer le
"candélabre" gravé dans la montagne: 100m de haut à vue de nez et 50
cm de profond; des tonnes de rocs cassés à la masse pour poser cet énigmatique
insigne. Les origines de cette gravure sont encore inconnues: seule certitude,
elle a été faite entre le 15e et le 19e.Ce matin on rejoint le port de Pisco pour embarquer aux iles Ballestos. Petite embarcation remplie de Français et de Québécois, le guide parle français. Merveille de l´organisation péruvienne regroupant les visiteurs par idiomes.
Autre merveille de l´organisation locale: l´art de créer des emplois (ce dont on ne peut que se réjouir en ces temps de libéralisme mondialisé).
Voila comment ça marche: pour réserver l´excursion, il faut passer par une agence; mais celle-ci dépêche un "commercial" direct à la guest house (2 emplois). Ensuite on s´acquitte d´une taxe portuaire auprès d´un préposé (1 emploi) qui sera contrôlé à l´embarcadère (1 emploi). Sous nos contrées optimisant le travail, tout cela serait assuré par un(e) guichetier(e) unique assurant promotion du voyage, vente du ticket et perception des taxes; et pas sûr que ca coûte moins cher in fine.....
Ici, c´est partout comme ça: au restau, en boutique, dans les bus, les monuments....
Explications possibles d´après le guide:
1- les pirates de Francis Drake indiquaient la direction de leur repaire sur San Gallan toute proche (peu probable, car ça aurait illico conduit les navires royaux pile poile sur leur base arrière)
2- un prêtre fou de dieu aurait gravé sa foi pour l´éternité (mmmmouais... y´a mieux comme symbole de foi chrétienne)
3- des mormons, chassés des US en 1830, auraient trouvé asile ici et signifié leur implantation par cet icone d´arbre de vie (sauf qu´il n´y a pas de mormons au Pérou)
4- les francs-maçons: dont le symbole de liberté est semblable (bof, pour des spécialistes du secret, on fait mieux)
(heureusement qu´il n´y a que 3 branches au chandelier, et non 7, sinon on avait droit a l´origine hébraïque de la gravure, voire à une collusion judéo-maçonnique!)
5- et bien évidemment les extra-terrestres pour signaler leurs pistes d´atterrissage de Nazca (peu importe l´invraisemblance d´extra-terrestres parcourant la galaxie en fusées high-tech et traçant leurs balises directionnelles au burin pour signaler un aéroport fait d´alignements de cailloux... l´important est d´avoir du mystérieux à donner en pâture aux touristes)
En tout cas, le "candélabre" est bien là et il défie les siècles.
Plus au large, on arrive aux fameuses iles de Ballestas: des rochers à fleur d´eau servant de nid pour des milliards d´oiseaux. Sauf que depuis l´apparition de l´oiseau sur terre il y a bien 100 millions d´années, ils ont tellement chié que de fleur d´eau on est passé à des montagnes de 80m !
Et non seulement ça se voit, mais ça se sent ! Vindiou l´odeur!
Y´a de tout: cormorans, pélicans, mouettes, goélands, fous de bassan et sûrement d´autres qu´un ornithologue averti discernerait sans peine. Ils sont tellement nombreux que les montagnes blanches d´excréments sont uniformément recouvertes d´un pelage noir ondulant: les oiseaux nidifiant. Le ciel est également noir de leurs congénères allant au ravitaillement en piaillant. Si on ajoute le bruit et l´odeur, c´est assez typé! Encore heureux, on a échappé à l´exocet air-sol!
Mais il n´y a pas que des oiseaux; il y a aussi des pingouins en colonies innombrables et de braves otaries se faisant la sieste au soleil.
Une belle race ces bestiaux: le mâle règne sur un harem de 10 a 12 femelles. Si je dois me réincarner, ce sera en otarie mâle!
On longe les calanques de fientes, admirant les animaux et l´architecture de leurs déjections accumulées depuis la nuit des temps.
Ces iles à guano sont uniques au monde, et ça vaut le coup d´œil.
Une petite minute de science: la rencontre du courant marin froid, dit de Humboldt, venant de l´antarctique, se télescope avec un courant chaud venu de l´équateur. Tout ca crée un micro-climat propice au plancton, krill et poissons dont sont friands les bestiaux ayant élu domicile ici depuis la nuit des temps pour les raisons sus-nommées.
Retour au port pour se dégourdir les jambes sur la jetée au son andin d´un orchestre local grimé en Quilapayun. C´est furieusement typique et franchement entraînant comme musique.

























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