Embarquement
a 7h30 pour prendre le bus allant à Cusco (7h de trajet). Dans chaque gare
routière, il y a au bas mot 15 compagnies se partageant le marché. Les prix
vont du simple au quadruple, le confort également. Mais en bons routards qui se
respectent, nous prenons le moins cher, donc celui où nous sommes les seuls
touristes.
Le voyage commence par le speech d´un bonimenteur vantant les mérites désinfectants de ses bonbons à l´eucalyptus. Il vend ses petits sachets de 3 bonbons pour 2 soles (une arnaque). On peut les manger ou les inhaler (et le 3e c´est pour se le mettre dans le fion?)
Ca c´était l´apéritif... Le plat de consistance est arrivé avec la montée de la famille Branquignole. Je décris. Il y a la mère (Folle Furieuse), la fille (Psykote), la petite fille (Chieuse) et la tante et ses deux nigauds de fils.
Tout ce monde s´installe en remplissant la soute et les travées de dizaines de cabas d´1m3 chacun. Pour finir, elles amènent 5 ou 6 couvertures nouées, remplies de vêtements en vrac.
Pendant les 4h de leur trajet, Folle Furieuse ouvre, range, ré-arrange et permute les contenus des paquets en haranguant ses bétas de neveux. Les 2 couillons vont et viennent, apportant un nouveau baluchon, se faisant engueuler car c´est pas le bon, et donc re-charrient en sens inverse.
Psykote, son bébé accroché dans le dos, hurle alternativement après sa mère et sa fille. Elle va et vient, affairée, suant par tous les pores, et finalement brasse beaucoup de vent pour pas grand chose comme résultat.
Sa morveuse ayant enclenché la sirène des pompiers, Psykote se met à réciter, comme un mantra, des onomatopées. Plus elle récite, plus la morveuse gueule et plus Psykote hausse dans les tons.
A 1/4h de leur terminus, branle bas de combat général de toute la famille. Folle Furieuse ouvre ses sacs et ses couvertures, en sort une kyrielle d´anoraks dont elle arrache fébrilement les étiquettes et somme chaque voyageur de s´en mettre un sous le cul en guise de coussin. Le reste, elle le bourre sous les sièges, derrière les rideaux, bref elle planque sa came avant le prochain contrôle de douane
Le car s´arrête au poste de contrôle et les agents du fisc ouvrent la soute... Stupeur, il y a un amoncellement de ballots tous au nom de Folle Furieuse. Ils entreprennent une vérification exhaustive du chargement. Folle Furieuse et Psykote se jettent sur eux en hurlant, la gamine attachée en bandoulière glisse à moité hors du harnais. C´est la curée, toute la famille Branquignole fait battre en retraite, les 2 flics dépassés par l´attaque. Les dizaines de cabas en soute sont éparpillés sur la chaussée.
Le péril fisc étant écarté, les 2 mégères entreprennent de récupérer tout ce qu’elles ont éparpillé dans le bus.
Elles courent, crient, bousculent, vont et viennent, dans un désordre indescriptible.
Toues les 10 mn elles sortent des brassées de sacs qu´elles jettent sur ceux amoncelés sur le bitume. Chaque fois le car fait mine de partir, et chaque fois Folle Furieuse jaillit en furie dans le car pour en ressortir 5 ou 6 sacs.
Cette fois c´est bon, le car s´ébranle enfin, traverse la ville et fait une courte halte à la gare routière. Juste au moment où il allait repartir, voila Folle Furieuse arrivant au galop des fins fonds du village, échevelée, en nage, écumante et hurlante. Elle se jette dans le car, prend à partie un passager juste monté, et donc ignorant de l´histoire, car il est assis sur un de ses sacs. Le pauvre, il pouvait pas deviner que c´était une partie du butin de Folle Furieuse.
Allez hop, elle vire 2 ou 3 balllots et en sort quelques sacs qu´elle y avait planqués.
Cette fois c´est la bonne, elle quitte le navire et on peut y aller.
Les joies du voyage dans les bus à prix bas !
Le voyage commence par le speech d´un bonimenteur vantant les mérites désinfectants de ses bonbons à l´eucalyptus. Il vend ses petits sachets de 3 bonbons pour 2 soles (une arnaque). On peut les manger ou les inhaler (et le 3e c´est pour se le mettre dans le fion?)
Ca c´était l´apéritif... Le plat de consistance est arrivé avec la montée de la famille Branquignole. Je décris. Il y a la mère (Folle Furieuse), la fille (Psykote), la petite fille (Chieuse) et la tante et ses deux nigauds de fils.
Tout ce monde s´installe en remplissant la soute et les travées de dizaines de cabas d´1m3 chacun. Pour finir, elles amènent 5 ou 6 couvertures nouées, remplies de vêtements en vrac.
Pendant les 4h de leur trajet, Folle Furieuse ouvre, range, ré-arrange et permute les contenus des paquets en haranguant ses bétas de neveux. Les 2 couillons vont et viennent, apportant un nouveau baluchon, se faisant engueuler car c´est pas le bon, et donc re-charrient en sens inverse.
Psykote, son bébé accroché dans le dos, hurle alternativement après sa mère et sa fille. Elle va et vient, affairée, suant par tous les pores, et finalement brasse beaucoup de vent pour pas grand chose comme résultat.
Sa morveuse ayant enclenché la sirène des pompiers, Psykote se met à réciter, comme un mantra, des onomatopées. Plus elle récite, plus la morveuse gueule et plus Psykote hausse dans les tons.
A 1/4h de leur terminus, branle bas de combat général de toute la famille. Folle Furieuse ouvre ses sacs et ses couvertures, en sort une kyrielle d´anoraks dont elle arrache fébrilement les étiquettes et somme chaque voyageur de s´en mettre un sous le cul en guise de coussin. Le reste, elle le bourre sous les sièges, derrière les rideaux, bref elle planque sa came avant le prochain contrôle de douane
Le car s´arrête au poste de contrôle et les agents du fisc ouvrent la soute... Stupeur, il y a un amoncellement de ballots tous au nom de Folle Furieuse. Ils entreprennent une vérification exhaustive du chargement. Folle Furieuse et Psykote se jettent sur eux en hurlant, la gamine attachée en bandoulière glisse à moité hors du harnais. C´est la curée, toute la famille Branquignole fait battre en retraite, les 2 flics dépassés par l´attaque. Les dizaines de cabas en soute sont éparpillés sur la chaussée.
Le péril fisc étant écarté, les 2 mégères entreprennent de récupérer tout ce qu’elles ont éparpillé dans le bus.
Elles courent, crient, bousculent, vont et viennent, dans un désordre indescriptible.
Toues les 10 mn elles sortent des brassées de sacs qu´elles jettent sur ceux amoncelés sur le bitume. Chaque fois le car fait mine de partir, et chaque fois Folle Furieuse jaillit en furie dans le car pour en ressortir 5 ou 6 sacs.
Cette fois c´est bon, le car s´ébranle enfin, traverse la ville et fait une courte halte à la gare routière. Juste au moment où il allait repartir, voila Folle Furieuse arrivant au galop des fins fonds du village, échevelée, en nage, écumante et hurlante. Elle se jette dans le car, prend à partie un passager juste monté, et donc ignorant de l´histoire, car il est assis sur un de ses sacs. Le pauvre, il pouvait pas deviner que c´était une partie du butin de Folle Furieuse.
Allez hop, elle vire 2 ou 3 balllots et en sort quelques sacs qu´elle y avait planqués.
Cette fois c´est la bonne, elle quitte le navire et on peut y aller.
Les joies du voyage dans les bus à prix bas !
Arrivés à Cusco, c´est l´horreur. Après 2 semaines dans les cimes, on avait oublié le vacarme, la foule, le stress.
On est alpagués de droite et de gauche pour se voir vanter les circuits
organisés vers Machu Pichu et la Vallée Sacrée.
Oui, non, tout à l´heure, demain, je ne sais pas... sauve qui peu! On se réfugie dans une pension, caroublés à double tour; oh la la c´est dur le retour à la vie moderne!
Une fois ressaisis, on retourne affronter la meute. On glane quelques renseignements dont il ressort:
- Machu Pichu en tour operator, c´est 200 dollars par personne
- la Vallée Sacrée: ils bouclent le toutim en une journée
bien, on va donc attendre le mail d´Aurore (rencontrée dans la Colca) pour voir comment contourner ce racket sur le Pichu ; et pour la Vallée Sacrée, on va se démerder comme des grands pour l´arpenter par nos propres moyens.
Le soir, galère pour trouver un restau à prix abordable.
Demain, on se visite le centre historique de Cusco.
Oui, non, tout à l´heure, demain, je ne sais pas... sauve qui peu! On se réfugie dans une pension, caroublés à double tour; oh la la c´est dur le retour à la vie moderne!
Une fois ressaisis, on retourne affronter la meute. On glane quelques renseignements dont il ressort:
- Machu Pichu en tour operator, c´est 200 dollars par personne
- la Vallée Sacrée: ils bouclent le toutim en une journée
bien, on va donc attendre le mail d´Aurore (rencontrée dans la Colca) pour voir comment contourner ce racket sur le Pichu ; et pour la Vallée Sacrée, on va se démerder comme des grands pour l´arpenter par nos propres moyens.
Le soir, galère pour trouver un restau à prix abordable.
Demain, on se visite le centre historique de Cusco.
Aujourd´hui est consacré à la visite de Cusco. La ville se répartis de chaque coté de la vallée en V: où qu´on aille, il faut monter! Première destination, la place centrale avec ses 2 cathédrales et ses arcades sur les 2 autres cotés. Eglises impressionnantes, construites, comme toute la ville, sur les ruines de la cité impériale Inca. Sous les arcades, une succession ininterrompue de boutiques chicos et d´agences de voyages. On fuit vite ce quartier pour explorer les ruelles alentours. Tortueuses et pavées, parfois en escaliers, bordées de maisons colorées aux balcons en bois sculptés. Un cachet colonial pur jus.
On tombe sur la halle: un capharnaüm de tissus brodés, bonnets et pulls, et une zone alimentaire très typée. Sacs de pommes de terres déshydratées, maïs blanc jaune ou noir, herbes aromatiques, montagnes de fruits, abats alignés sur des mètres, têtes de bœufs dont les yeux glauques semblent perdus dans le vague. Une foule bigarrée, avec les mamies en costume traditionnel.
Quand tu achètes (en l´occurrence des fruits), ça doit faire le kg. D´où un savant je prend/je repose/je change pour in fine avoir l´aiguille du peson bien verticale sur le 1. On se tape un jus de fruit d´enfer dans l´allée réservée à cet effet, où 50 vendeuses s´excitent derrière leurs blenders.
Il y a aussi l´allée des fleurs, le quartier des cantines, celui des épices, du cuir....
On y achète un tombereau de bonnets péruviens: je vais avoir le look qui tue dans les manifs hivernales!
De
flâneries en flâneries, 6h de marche tout de même, on a exploré tout le
quartier historique. On termine sur le Grand Mur Inca, célèbre par sa
gigantesque pierre taillée en 12 faces pour s´ajuster avec ses voisines. Ce qui
est incroyable, c´est que les Incas ne connaissaient pas le métal (hormis or et
argent). Pour tailler la pierre, ils burinaient avec une pierre plus dure. Et
malgré cette technique préhistorique, leurs murs sont parfaitement ajustés,
sans chaux ni mortier.
Depuis
le matin je suis un peu patrac, mais là, à 16h, c´est carrément pas bien.
Tellement pas bien que je me mets à faire Raoul à qui mieux mieux, avec
frissons et mal de tête. Une petite intoxication alimentaire quoi.
Ayant fait Raoul une bonne dizaine de fois, je me couche, emmitouflé de
couvertures et tente de me reposer.
Je tente... car en effet un des gamins de la pension a décidé de faire le con.
Il a commencé par déterrer les plantes du jardinet: sa mère l´ayant engueulé
mollement, il a continué de plus belle. Au bout d´un moment, c´était plus
drôle. Il a alors entrepris d´escalader les motos de 2 bikers US au look ZZTop.
Qu´il dépiaute les bulbes, je m´en carre; qu´il risque de se ramasser une moto
sur le buffet, c´est une autre affaire. Je lui file une ramonée qui le dissuade
de continuer. Mais c´est qu´il a la rancune tenace le loustic! Il va chercher
un camion à roulettes et fait des aller/retour juste devant la porte de la
chambre, faisant un boucan d´enfer sur le pavé. TROIS HEURES sans discontinuer!
Va te reposer avec ça!
Un gros dodo lorsque le morveux est enfin couché, et au matin je pète la forme
(et c´est le cas de le dire!)






























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