mercredi 17 novembre 2010

8 - Arequipa

Ce matin on avait prévu d´aller voir un lac salé perché à perpète. Le problème a été de réussir à trouver la compagnie de bus assurant la liaison. Apres s´être vu baladés d´une gare routière à l´autre, l´heure avançant, il est apparu qu´on ne pourrait pas faire cette excursion.
Tant pis, c´est pas non plus un must ce lac salé, ce n´est jamais que du NaCl dans un marigot. On va donc visiter le centre ville d´Arequipa. Quelques ruelles bordées de maisons coloniales chamarrées plongent vers la place centrale lieu de villégiature de milliers de pigeons.





D´un coté la cathédrale, sur les 3 autres des arcades avec boutiques chicos. 














  Un peu en arrière, le grand couvent Santa Catalina: 2 ha de maisonnettes organisées autour de ruelles. Chaque maison est constituée d´un salon de réception, d´une cuisine et d´une chambre servant aussi à la méditation et donnant sur un jardinet. Les façades sont colorées en blanc (quartier des novices), en bleu ( les nonnes) ou en rouge (les nonnes filles d´aristocrates). Ca et là des jardins avec fontaines donnent une touche très reposante. Difficile de décrire ce monastère ressemblant plus à un village qu´à un lieu de réclusion. Un endroit hors du temps, baigné de lumière, à l´écart du vacarme de la ville.























En surplomb, le volcan Misti (5800m) et ses deux sommets voisins à plus de 6000 ( Chachani et Pichu Pichu). Trois énormes montagnes aux neiges éternelles ceintes de nuées accrochées aux sommets.
Le Misti se réveille périodiquement et le dernier tremblement de terre de 2001 a fait de gros dégâts. C´est assez impressionnant de voir dans chaque maison le S vert spécifiant la zone de sécurité en cas d´effondrement.
En tout cas peu de traces de cette dernière catastrophe, tout a été reconstruit en moins d´un an.


On flâne un peu dans la ville où circule une noria de taxis à la pêche aux clients. Très pratique en fait, où qu´on soit, un geste, et hop on t´embarque pour une course à moins d´1 euro pour la plus longue distance. Envers du décor, ça pétarade, klaxonne et pue le gaz d´échappement à qui mieux mieux.

Repas du soir aux chandelles avec en fond sonore une fugue de Bach à la flute. Sauf que.... la bougie c´est parce qu´il y a une panne générale d´électricité et quant à la musique.... La musique, c´est le camion poubelle qui diffuse à tue tête ladite sérénade afin d´avertir les riverains de venir y déposer leurs ordures; tri sélectif au cul du camion par les éboueurs.
Voila, c´était le quart d´heure romantique sur le plateau d´Arequipa!
A arpenter la ville en tout sens, on rentre fourbus; coucher tôt car demain on prend le bus à 6h pour aller en direction de la Vallée des Condors et du Grand Canyon Colca pour un trajet de 6h30, toujours plus à l´est dans les Andes et donc toujours plus haut (on sera à 3300m).


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