Adieu
le Pacifique, en avant toute au sud-est vers les Andes. La route entre Pisco et
Nazca s´enfonce plus à l´intérieur des terres, à travers la pampa aride.
Paysage de désolation fait de montagnes
caillouteuses et de longs plateaux désertiques.
Le soleil tape fort, le bus file sur la panaméricaine. On traverse quelques villages désolés, avatars de noms mythiques (Rio Grande, Sacramento...) pour finir en longeant l´immense plateau de Nazca.
A l´arrivée, un rabatteur se précipite pour vendre le voyage en avion au dessus des géoglyphes. Il est à 110 euro par personne. Hou la! on décline poliment et plus tard on se renseignera dans les agences. Au Pérou, les corps de métiers sont regroupés par quartier. Dans notre cas, 10 agences de voyage se concentrent au même endroit. Palabres, négociations, le meilleur prix est 75 euro. Top la. Sauf que....les agences passent derrière les Tours Operators, et que le problème c´est "y aura-t-il 2 places de libre parmi un groupe incomplet?".
On saura ça à 20h; d´ici là on se tape un goûter (1l de jus de fruit frais + 1 part de gâteau chacun pour 1,25 euro), puis une visite des faubourgs pour photographier les montagnes en lumière rasante. Halte là! 2 péruviens nous dissuadent de poursuivre dans cette direction, on va droit au coupe-gorge d´après eux. Bon, on laissera les photos en lumière rasante pour mieux préserver notre avenir.
A 20h, nada billets, peut être demain, ou alors après-demain....
Putain de vain dieu, ca commence à me chauffer cette histoire. J´ai pas fait tous ces km dans la poussière pour attendre la St Glin Glin une hypothétique place libre dans un avion de merde. Je vais te régler ça vite fait ; je vais y aller à grands coups de tatane dans leurs cailloux et leur atomiser les glyphes de telle manière qu´à partir de demain on ne saura toujours pas pourquoi ils ont été tracés, mais en revanche on saura pourquoi ils ont disparu!
Je raconte pas la soirée, j´étais d´humeur massacrante.
Sylvie propose qu´on aille à la première heure à l´aéroport pour aviser en direct avec une compagnie. OK, je me calme, va pour cette option.
Le lendemain, à 6h45 pétante, on est au pied des pistes. Palabres, le verdict tombe: ça sera possible, mais à 110 euro par personne...
Damned d´enfoirés d´Incas, ils m´assassinent le porte-monnaie!
Comble du bonheur: pas de carte Visa acceptée, que du cash. Du coup, je suis étrillé, ils ont pris tout l´argent de la caisse.
On attend patiemment, très patiemment, longuement patiemment....
Arrivés à 6h45, on décollera sur le dernier vol à 11h35....
Petit coucou de 12 places, ça tangue à mort sur le plateau avec les vents latéraux de la mort qui tue et les courants chauds ascendants.
Ce con d´avion file d´une zone à l´autre en virant raide sur l´aile; t´as pas pris le temps de regarder une figure que déjà il est à l´autre en ayant viré de bord. Va faire la mise au point pour les photos, sans parler de la brume de chaleur.... une horreur pour le photographe!
Deux mots sur les glyphes. Il y a 2000 ans les Nazcas sont à leur apogée; ils construisent une cité impériale de 24km2 et tout autour de mystérieux dessins gigantesques en alignant des cailloux sur des km.
Au niveau du sol, tu vois que dalle de tout ce fourbi, en revanche des que tu t´élèves, ça en jette un max. Des lignes rectilignes à perte de vue se croisent en savants entrelacs; des figures animales, humaines et abstraites, grandes comme une piscine olympique chacune, se répartissent sur l´immense plateau. Si on ajoute un curieux bonhomme ayant l´allure d´un cosmonaute, il n´en fallait pas plus pour enflammer la théorie de pistes d´atterrissages extra-terrestres...
Vers 400 de notre ère, déluges et tremblements de terre ont fait perdre confiance aux Nazcas envers leurs dieux. Apres moults sacrifices humains et offrandes diverses, ils se résolvent à fuir
cette terre devenue inhospitalière non sans avoir muré leurs temples et recouvert le tout sous une montagne de gravats. On vient à peine (1985) de mettre à jour quelques indices de cette cité ensevelie, les fouilles se poursuivent.
Fin de vol à 12h30, on repart en stop pour la ville récupérer nos sacs. Hop la, sitôt l´affaire réglée, on repart en courant à l´autre bout de la ville car on va visiter les sites archéologiques avoisinant a partir de 13h.
Tout ca par 35 deg à l´ombre et le ventre vide.... ca c´est l´aventure! Et pour finir la galère.... Vu qu´on a plus un sou en poche, on avise un automate pour retirer des biftons: blocage de ma carte à 180 euros, rejet de celle de Sylvie. Notre jour de chance! Bon, on file prendre le bus avec notre guide, on avisera plus tard pour le pognon.
caillouteuses et de longs plateaux désertiques.
Le soleil tape fort, le bus file sur la panaméricaine. On traverse quelques villages désolés, avatars de noms mythiques (Rio Grande, Sacramento...) pour finir en longeant l´immense plateau de Nazca.
A l´arrivée, un rabatteur se précipite pour vendre le voyage en avion au dessus des géoglyphes. Il est à 110 euro par personne. Hou la! on décline poliment et plus tard on se renseignera dans les agences. Au Pérou, les corps de métiers sont regroupés par quartier. Dans notre cas, 10 agences de voyage se concentrent au même endroit. Palabres, négociations, le meilleur prix est 75 euro. Top la. Sauf que....les agences passent derrière les Tours Operators, et que le problème c´est "y aura-t-il 2 places de libre parmi un groupe incomplet?".
On saura ça à 20h; d´ici là on se tape un goûter (1l de jus de fruit frais + 1 part de gâteau chacun pour 1,25 euro), puis une visite des faubourgs pour photographier les montagnes en lumière rasante. Halte là! 2 péruviens nous dissuadent de poursuivre dans cette direction, on va droit au coupe-gorge d´après eux. Bon, on laissera les photos en lumière rasante pour mieux préserver notre avenir.
A 20h, nada billets, peut être demain, ou alors après-demain....
Putain de vain dieu, ca commence à me chauffer cette histoire. J´ai pas fait tous ces km dans la poussière pour attendre la St Glin Glin une hypothétique place libre dans un avion de merde. Je vais te régler ça vite fait ; je vais y aller à grands coups de tatane dans leurs cailloux et leur atomiser les glyphes de telle manière qu´à partir de demain on ne saura toujours pas pourquoi ils ont été tracés, mais en revanche on saura pourquoi ils ont disparu!
Je raconte pas la soirée, j´étais d´humeur massacrante.
Sylvie propose qu´on aille à la première heure à l´aéroport pour aviser en direct avec une compagnie. OK, je me calme, va pour cette option.
Le lendemain, à 6h45 pétante, on est au pied des pistes. Palabres, le verdict tombe: ça sera possible, mais à 110 euro par personne...
Damned d´enfoirés d´Incas, ils m´assassinent le porte-monnaie!
Comble du bonheur: pas de carte Visa acceptée, que du cash. Du coup, je suis étrillé, ils ont pris tout l´argent de la caisse.
On attend patiemment, très patiemment, longuement patiemment....
Arrivés à 6h45, on décollera sur le dernier vol à 11h35....
Petit coucou de 12 places, ça tangue à mort sur le plateau avec les vents latéraux de la mort qui tue et les courants chauds ascendants.
Ce con d´avion file d´une zone à l´autre en virant raide sur l´aile; t´as pas pris le temps de regarder une figure que déjà il est à l´autre en ayant viré de bord. Va faire la mise au point pour les photos, sans parler de la brume de chaleur.... une horreur pour le photographe!
Deux mots sur les glyphes. Il y a 2000 ans les Nazcas sont à leur apogée; ils construisent une cité impériale de 24km2 et tout autour de mystérieux dessins gigantesques en alignant des cailloux sur des km.
Au niveau du sol, tu vois que dalle de tout ce fourbi, en revanche des que tu t´élèves, ça en jette un max. Des lignes rectilignes à perte de vue se croisent en savants entrelacs; des figures animales, humaines et abstraites, grandes comme une piscine olympique chacune, se répartissent sur l´immense plateau. Si on ajoute un curieux bonhomme ayant l´allure d´un cosmonaute, il n´en fallait pas plus pour enflammer la théorie de pistes d´atterrissages extra-terrestres...
Vers 400 de notre ère, déluges et tremblements de terre ont fait perdre confiance aux Nazcas envers leurs dieux. Apres moults sacrifices humains et offrandes diverses, ils se résolvent à fuir
cette terre devenue inhospitalière non sans avoir muré leurs temples et recouvert le tout sous une montagne de gravats. On vient à peine (1985) de mettre à jour quelques indices de cette cité ensevelie, les fouilles se poursuivent.
Fin de vol à 12h30, on repart en stop pour la ville récupérer nos sacs. Hop la, sitôt l´affaire réglée, on repart en courant à l´autre bout de la ville car on va visiter les sites archéologiques avoisinant a partir de 13h.
Tout ca par 35 deg à l´ombre et le ventre vide.... ca c´est l´aventure! Et pour finir la galère.... Vu qu´on a plus un sou en poche, on avise un automate pour retirer des biftons: blocage de ma carte à 180 euros, rejet de celle de Sylvie. Notre jour de chance! Bon, on file prendre le bus avec notre guide, on avisera plus tard pour le pognon.


































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