Et voila,
le périple 2010 est commencé.
Après 19 heures de voyage on a atterri à Lima.
Une clope pour se déstresser, on saute dans un taxi qui bien entendu veut a tout prix nous emmener là ou il a ses accointances, mais bon, même avec les bribes d’espagnol à ma disposition, il a finalement accepté de nous poser ou on l’avait décidé.
Complètement cassés, une nuit de 10h non stop.
Au réveil j’ai les yeux bouffis, on dirait un lémurien..... je soupçonne les acariens comme responsables, ça commence donc avec les gouttes dans les yeux et lunettes noires pour au moins toute la journée.
Ce matin ca va être exploration de Lima et surtout trouver la station de bus pour réserver un aller vers Pisco.
Lima
Nuit à dormir à poings fermés après les 19h de voyage dont les 12 dernières non stop en Airbus 340.
Apres le petit-dej, on se lance à la découverte de Lima, du moins son centre historique. Pour Miraflores, ce sera lors de notre 2e passage en revenant de Cuzco et avant de monter sur les plages du nord.
Nuit à dormir à poings fermés après les 19h de voyage dont les 12 dernières non stop en Airbus 340.
Apres le petit-dej, on se lance à la découverte de Lima, du moins son centre historique. Pour Miraflores, ce sera lors de notre 2e passage en revenant de Cuzco et avant de monter sur les plages du nord.
Une rue piétonne bordée de boutiques de mode et de restaus branchés nous amène sur la Place des Armes.
Une fontaine d’un demi millénaire en occupe le centre, tout autour des bâtiments coloniaux ocre avec des balcons en bois.
A droite, la cathédrale, sans cesse reconstruite après 4 tremblements de terre.
A gauche, le palais présidentiel.
On tombe pile poile au moment de la relève de la garde.
Voila comment ça se passe: les spectateurs sont à 10 m des grilles, dissuadés d’approcher par un cordon de militaires armés, casqués et planqués derrière leurs boucliers. Damned, pensent-ils que je suis la pour déclencher un assaut révolutionnaire?
De l’autre côté des grilles, épaisses comme un bras, une escouade de gugusses en uniformes chamarrés, défilent au pas de l’oie accompagnes par un orchestre rutilant.
Ca commence sur l’hymne national, ça continue par Peer Gynt et ça se finit 1/2h plus tard sur El Condor Pasa....
Au moment de l’hymne, un des mirlitons formant le cordon de protection brame à plein poumon les paroles. Il va prendre du galon vu le zèle qu’il met !
Dans la foule, un "loco de lima" exprime sa pensée par des tonitruants "de la mierda"!
El Condor Pasa avec grosse caisse, trombone et trompettes, ça change de la flute andine!
Pour les photos, on repassera, à cette distance et vue l’épaisseur des grilles, ça donne rien.
Voila comment ça se passe: les spectateurs sont à 10 m des grilles, dissuadés d’approcher par un cordon de militaires armés, casqués et planqués derrière leurs boucliers. Damned, pensent-ils que je suis la pour déclencher un assaut révolutionnaire?
De l’autre côté des grilles, épaisses comme un bras, une escouade de gugusses en uniformes chamarrés, défilent au pas de l’oie accompagnes par un orchestre rutilant.
Ca commence sur l’hymne national, ça continue par Peer Gynt et ça se finit 1/2h plus tard sur El Condor Pasa....
Au moment de l’hymne, un des mirlitons formant le cordon de protection brame à plein poumon les paroles. Il va prendre du galon vu le zèle qu’il met !
Dans la foule, un "loco de lima" exprime sa pensée par des tonitruants "de la mierda"!
El Condor Pasa avec grosse caisse, trombone et trompettes, ça change de la flute andine!
Pour les photos, on repassera, à cette distance et vue l’épaisseur des grilles, ça donne rien.
C’est
pas tout, mais ça donne faim.
On tombe sur une placette où un aéropage d’entoqués célèbre la Semaine du Goût.
Des mets en apparence succulents, des palanquées de gâteaux aux couleurs
chatoyantes.
On se laisserait bien tenter, mais la complication vient du mode de commande:
il faut payer son assiette à un guichet et ensuite aller se faire servir.
Va expliquer ce que tu veux avec notre espagnol....
En prévision du périple, on avait suivi des cours pendant un an dans une MJC.
Frederico, un catalan pur jus, prêt à mourir pour simplement embrasser la
pelouse du Barca, nous a familiarisé avec l’emploi du subjonctif, les
subtilités de Usted et autres verbes irréguliers.
Noble intention.
Mais là, face au guichet, on manque singulièrement de vocabulaire...
Bien,
on va se rabattre sur une pollerias (cantine de quartier); c’est plus intime,
et là on va pouvoir montrer à défaut de nommer.
Au menu, le plat national en entrée: les ceviche (poisson cru au citron vert et salade d’oignon arrosé de sauce "muy piquante")
En plat, poulet grillé et fayots (pour l’une) et viande hachée avec un légume inconnu, mais délicieux, pour moi.
Le tout avec du riz.
On arrose ça d’une bière Cristal de 650ml (faut bien ça) pour moi et d’un Inca Kola pour Sylvie.
L’Inca Kola, c’est du Haribo liquide! Assez curieux, surtout par dessus la sauce piquante !
Repas copieux pour 10 soles (soit 2,5 euro) par personne.
Au menu, le plat national en entrée: les ceviche (poisson cru au citron vert et salade d’oignon arrosé de sauce "muy piquante")
En plat, poulet grillé et fayots (pour l’une) et viande hachée avec un légume inconnu, mais délicieux, pour moi.
Le tout avec du riz.
On arrose ça d’une bière Cristal de 650ml (faut bien ça) pour moi et d’un Inca Kola pour Sylvie.
L’Inca Kola, c’est du Haribo liquide! Assez curieux, surtout par dessus la sauce piquante !
Repas copieux pour 10 soles (soit 2,5 euro) par personne.
Apres ça, on poursuit la visite en direction des favelas. Courageux mais pas téméraires, on laissera une autoroute et une rivière entre elle et nous: on se contentera de photographier au zoom la colline, surmontée d’une gigantesque croix, où s’accrochent les milliers de masures bariolées.
Et maintenant, direction l’Eglise Franciscaine et ses catacombes. Plafond style mauresque, des bondieuseries à tout va et en sous-sol 25 000 squelettes soigneusement alignés, les crânes posés sur les tibias et fémurs (le reste ayant été incinéré; drôle de coutume)
Faut savoir d’où vient cette pratique (arrêtée en 1820 pour raison d’hygiène): les riches se faisaient enterrer classiquement, avec pierre tombale importée du Guatemala. Les pauvres n’avaient droit qu’à l’incinération, et avec peu de bois, et donc les gros os (fémur, tibia et crâne) résistaient au feu et étaient placés en catacombe en fosse commune.
On
flâne, on arpente le centre-ville, agrippés aux sacs à dos comme des moules sur
un rocher, par crainte d’être dévalisés, le sport national à Lima si l’on en
croit Lonely Planet et les dires de 2 potes ayant pérégriné dans le coin il y a
quelques années.
Les flics sont partout, la foule clairsemée, il ne nous est rien arrivé de fâcheux ce premier jour.
Au gré de nos pas on découvre des expos artistiques sympas, des églises multicolores et baroques au possible (faut dire qu’ici il y a autant de repère à curés que de mouches au cul d’une vache).
Quelques haltes dans des petits squares pour délasser les pieds et en griller une (les clopes sont a 1 euro le paquet... ça va pas aider à arrêter la fumette!)
A la dernière halte, une drag-queen vient quémander une piècette. Faut imaginer un latinos à la barbe bien bleue, maquillé comme une pute et enfouraillé dans une robe rose bonbon avec des prothèses fessières et mammaires à la Russ Meyer.
Et ce con qui me fait des œillades et des bisous, la bouche en cul de poule!
J’en ai encore les côtes secouées de rire.
Apres cet épisode assez cocasse, on se rentre. A vue de nez, en remontant l’avenue España puis celle du Chili, on devrait tomber à 200m de notre guest-house.
Vas y qu’on avance au milieu des minibus en maraude, le rabatteur accroché à la portière grande ouverte et hurlant le prix du ticket et la destination pour appâter le client.
Trois bons quart d’heure plus tard, force est de constater que mon sens inné de l’orientation est grave en défaut. On est à 2 bons km à l’opposé de notre point théorique d’arrivée...
Sylvie me lance un "on se demande bien où tu as la tête et surtout avec qui, pour nous paumer ainsi". Je ne relèverai que pour demander qui est ce "on" majestueux...
Demi-tour, repérage sur plan, arrivée à la nuit tombée pour une douche salvatrice.
Tout à l’heure on ira casser la croûte dans une pollerias du quartier, puis extinction des feux de bonne heure.
Non seulement on a 8h de marche dans les mollets, mais demain lever à 7h pour prendre le bus nous emmenant à Pisco visiter les iles à Guano et la réserve d’oiseaux (4h de route tout de même).
Les flics sont partout, la foule clairsemée, il ne nous est rien arrivé de fâcheux ce premier jour.
Au gré de nos pas on découvre des expos artistiques sympas, des églises multicolores et baroques au possible (faut dire qu’ici il y a autant de repère à curés que de mouches au cul d’une vache).
Quelques haltes dans des petits squares pour délasser les pieds et en griller une (les clopes sont a 1 euro le paquet... ça va pas aider à arrêter la fumette!)
A la dernière halte, une drag-queen vient quémander une piècette. Faut imaginer un latinos à la barbe bien bleue, maquillé comme une pute et enfouraillé dans une robe rose bonbon avec des prothèses fessières et mammaires à la Russ Meyer.
Et ce con qui me fait des œillades et des bisous, la bouche en cul de poule!
J’en ai encore les côtes secouées de rire.
Apres cet épisode assez cocasse, on se rentre. A vue de nez, en remontant l’avenue España puis celle du Chili, on devrait tomber à 200m de notre guest-house.
Vas y qu’on avance au milieu des minibus en maraude, le rabatteur accroché à la portière grande ouverte et hurlant le prix du ticket et la destination pour appâter le client.
Trois bons quart d’heure plus tard, force est de constater que mon sens inné de l’orientation est grave en défaut. On est à 2 bons km à l’opposé de notre point théorique d’arrivée...
Sylvie me lance un "on se demande bien où tu as la tête et surtout avec qui, pour nous paumer ainsi". Je ne relèverai que pour demander qui est ce "on" majestueux...
Demi-tour, repérage sur plan, arrivée à la nuit tombée pour une douche salvatrice.
Tout à l’heure on ira casser la croûte dans une pollerias du quartier, puis extinction des feux de bonne heure.
Non seulement on a 8h de marche dans les mollets, mais demain lever à 7h pour prendre le bus nous emmenant à Pisco visiter les iles à Guano et la réserve d’oiseaux (4h de route tout de même).






















