A 7h
le lendemain, direction l´embarcadère pour la visite des iles.
Le groupe est constitué d´une vingtaine de personnes, venues chacune de manière indépendante. Melting-pot routard constitué, entre autre, d´un lithuanien et sa meuf française, 2 espagnoles, un couple belgo-suisse qu`on a déjà croisé dans le Colca, un couple de hollandais installés en France depuis 4 ans (lui grimpe comme un lama, elle a plutôt tendance à être en queue de peloton), " ruskoffes de la jouant starlettes, une canadienne, une américaine du Colorado que je surnomme Mama Whales (imaginez Willie entrain de gravir la tour Eiffel....), Ricky Martin, le porto ricain sexagénaire, en réalité nommé Felix, chaman à ses heures et complètement allumé (il entre en transe dès qu´il escalade un rocher, au motif que cette ascension le rapproche de dieu.... et il abreuve tout le monde de son ésotérisme de pacotille auquel il croit dur comme fer).
Le couple belgo-suisse est assez sensible à ces gourouteries, et il me décrivent qu´íls n´entreprennent rien sans regarder les conjonctions astrales, les lignes de Fen-shui, les énergies positives et négatives générées par les ondes telluriques.... je vais te leur faire une onde tellurique en lâchant un pet retentissant, que c´est sûr qu´il sera démontré que ces ondes peuvent faire fuir ! Au chapitre nourriture, là ils sont plus convaincants avec les sauces de légumineuses germées pour réhausser le goût des légumes. On échange quelques adresses de sites pour compléter nos connaissances en matière de cuisine light.
Le hollandais gravis les Andes comme un cabri, résultat on fait tous deux un tandem de choc arrivant bon premiers en haut des pitons; et nos compagnes, fâchées avec la grimpette, font duo de queue de peloton, montant à petit rythme, mais l´important c´est d´arriver en haut, peut importe combien de temps on y passe, non?
Le plus cocasse c´est la Mama Whales, suant et soufflant en se dandinant d´un pas pachydermique sur les pistes Incas.
Le groupe est constitué d´une vingtaine de personnes, venues chacune de manière indépendante. Melting-pot routard constitué, entre autre, d´un lithuanien et sa meuf française, 2 espagnoles, un couple belgo-suisse qu`on a déjà croisé dans le Colca, un couple de hollandais installés en France depuis 4 ans (lui grimpe comme un lama, elle a plutôt tendance à être en queue de peloton), " ruskoffes de la jouant starlettes, une canadienne, une américaine du Colorado que je surnomme Mama Whales (imaginez Willie entrain de gravir la tour Eiffel....), Ricky Martin, le porto ricain sexagénaire, en réalité nommé Felix, chaman à ses heures et complètement allumé (il entre en transe dès qu´il escalade un rocher, au motif que cette ascension le rapproche de dieu.... et il abreuve tout le monde de son ésotérisme de pacotille auquel il croit dur comme fer).
Le couple belgo-suisse est assez sensible à ces gourouteries, et il me décrivent qu´íls n´entreprennent rien sans regarder les conjonctions astrales, les lignes de Fen-shui, les énergies positives et négatives générées par les ondes telluriques.... je vais te leur faire une onde tellurique en lâchant un pet retentissant, que c´est sûr qu´il sera démontré que ces ondes peuvent faire fuir ! Au chapitre nourriture, là ils sont plus convaincants avec les sauces de légumineuses germées pour réhausser le goût des légumes. On échange quelques adresses de sites pour compléter nos connaissances en matière de cuisine light.
Le hollandais gravis les Andes comme un cabri, résultat on fait tous deux un tandem de choc arrivant bon premiers en haut des pitons; et nos compagnes, fâchées avec la grimpette, font duo de queue de peloton, montant à petit rythme, mais l´important c´est d´arriver en haut, peut importe combien de temps on y passe, non?
Le plus cocasse c´est la Mama Whales, suant et soufflant en se dandinant d´un pas pachydermique sur les pistes Incas.
Bien, cap sur la première ile. L´ile d´Uros est faite de roseaux entrelacés et ficelés et flotte sur le lac. Leurs barques sont extraordinaires: des œuvres d´art de roseaux tressés. Lorsque des dissenssions surviennent entre occupants d´un ilet, ils sortent la scie de bucheron et se séparent en quelques coups de lames.
Les habitants vivent dans les marécages depuis 5 siècles, fuyant les persécutions espagnoles.
Cap au large pour 3h de bateau afin de rejoindre l´ile d´Amatani. Un pic rocheux au milieu du lac.
Nous serons hébergés chez Rosa, une Quechua de 29 ans, vivant dans une maison de terre au confort rudimentaire. Une bonne soupe de quinoa aux herbes nous requinque avant d´escalader le pic central pour voir le temple de Pacha Tata. Dans ce pays, ils savent rien faire au niveau du sol, faut toujours que ça soit perché en haut d´un pic escarpé.
Du haut du piton, on voit le lac s´étendant jusqu´au pied de l´altiplano bolivien, couvert de neiges éternelles.
Le soleil se couche dans l´axe de la croix andine, centre du temple, rayonnant dans une apothéose de bleus et roses orangés à travers le portique de sortie du temple.
Le guide nous explique la cosmogonie Inca et notamment que les plans de leurs temples correspondent à leur vision du monde, à leurs connaissances en astronomie et mathématique, à leurs organisations sociales....
Le soir on se fait un petit festin cuit au feu de bois avant de rejoindre la salle centrale du village pour un spectacle musique et danses andines. Ca c´était ce qui était expliqué par le guide.... La réalité fut toute autre: un quatuor en poncho poussait péniblement la chansonnette à grand renfort de boum-boum et flute andine ; et qui était sensé danser les pas traditionnels? ben nous ! et pour se faire on nous avait attifés en costumes du coin. Poncho et bonnet péruvien pour les hombres, jupe et corsage brodés avec châle assorti pour les mujers. Ou ça devient comique, c´est que c´est taille unique.... et Mama Whales enfile la même robe que la ruskof de 35kg.... Dans tous les cas, morts de rire !
En guise de danse traditionnelle, on a eu droit a la chenille version andine emmenée par deux vieilles rabougries. Soirée de merde!
Au petit dej, maté de mounia (saveur entre thym et romarin) et crèpes. Offrande d´un collier de fleurs par les indiennes. On embarque pour l´ile voisine de Taquile. Dès l´accostage, le ton est donné: le village est perché au sommet d´un pic de 400m à escalader par un chemin pavé. Sur la place centrale, une église du 16e; les habitants vont et viennent, vaquant à leurs occupations: les femmes portent les fardeaux, les hommes tricotent.... Les costumes indiquent le rang et le statut social ainsi que l´humeur. Tout est dans la couleur du ceinturon et du bonnet, la position et la couleur du pompon.
Redescente au port par un escalier en pierre de 545 marches, aux hauteurs fluctuantes, mais à la pente de 50 deg.
On se rentre en bateau sur Puno, fendant les flots du Titicaca. L´occasion de
jeter le collier de fleurs au milieu du lac en formulant un vœu.
Ces trois iles sont les seules visitables par les touristes. Tout a été minutieusement organisé pour qu´on y trouve le folklore local, la répartition de la manne touristique par un système tournant des hébergements.
Il n´y a plus rien d´authentique, mais baste, c´est furieusement Quechua ! A propos de Quechua, le guide est vert de voir que le nom de son peuple puisse servir de marque sportive à un réseau de business en France. Et oui mon pote, c´est ça la mondialisation !
Ces trois iles sont les seules visitables par les touristes. Tout a été minutieusement organisé pour qu´on y trouve le folklore local, la répartition de la manne touristique par un système tournant des hébergements.
Il n´y a plus rien d´authentique, mais baste, c´est furieusement Quechua ! A propos de Quechua, le guide est vert de voir que le nom de son peuple puisse servir de marque sportive à un réseau de business en France. Et oui mon pote, c´est ça la mondialisation !





























































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