mercredi 17 novembre 2010

4 - Paracas

On attrape le bus allant à la réserve de Paracas: un no man´s land de 2400 km2 où le vent souffle à décorner les cocus. Un sol aride, ocre et pourpre, à perte de vue sous un soleil brûlant et un vent qui non seulement décorne qui de droit, mais soulève également des nuages de poussière.








 Le plateau est constellée de fossiles marins et se termine en falaises abruptes où le Pacifique vient claquer en gerbes émeraudes chapeautées d´écume blanche.
Par ci par là, des criques inaccessibles se font lécher par les vagues. Une d´entre elle est formée de sable rouge et dénote dans cet univers de camaïeux de beiges.
Désert aride, vent qui cingle en sifflant, vautours qui rôdent au zénith, les ingrédients pour un trip gore!



 On arrive au bout de la péninsule dans une auberge tout ce qu´il y a de plus sympatoche, proposant toutes les spécialités marines possibles. Le cadre est agréable, les prix le sont moins ! Cinq fois ce qu´on paie habituellement.... m´en fout, je mange pas à midi (c´est pas une coquetterie, c´est le résultat de 35 ans de travail de nuit ayant modifié mes rythmes). Enfin on dira que je ne m´en fout qu´a moitié, car Sylvie n’a pas le même rythme! Elle mange midi ET soir! Bon, on va pas non plus en faire toute une histoire, mais tout de même, 5 fois le prix quand même!
Abus de position dominante!
C´est pas à Cuba qu´on a vu pareille exploitation.... mais bon, Fidel a tourné la difficulté: tarif unique partout, mais avec un pesos spécial touriste valant 24 fois la valeur locale! Finalement, ce boui-boui péruvien, c´est pas cher!



 Avant de repartir, grimpette sur une colline d´où, perchés sur un promontoire, le visage au vent, ce morceau de beauté du monde est à contempler sans modération. Le site est fabuleux de sauvagerie, de poésie et de pureté.
On rentre par la lagune où vivent des colonies de flamands roses. Manque de pot, la marée est basse, ils sont à perpète les pieds dans l´eau. Et pas question d´approcher sur la grève, le littoral est classé "zone écologique". On verra les bestiaux de plus près au Parc de la Tête d´Or cet été !
Demain on continue le périple vers Nazca voir ces fameux "aéroports extra-terrestres".
Hasta luego 
compañeros



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